Le FC Bayern Frauen a réussi à décrocher une place en demi-finales de la Ligue des champions féminine de l’UEFA pour la première fois depuis la saison 2020/21. Ce sacré comeback contre Manchester United, conclut par un score cumulé de 5-3 à l’Allianz Arena, a mis en lumière la ténacité et le regain de forme des Bavaroises. Après une première mi-temps pas franchement convaincante, elles ont renversé la vapeur face à des Red Devils qui, malgré un départ tonitruant avec plusieurs occasions franches, n’ont pas su tenir la distance. Cette qualification marque une belle avancée dans la compétition européenne et relance le débat sur le vrai poids du FC Bayern en football féminin outre-Rhin et au-delà .
Pas de miracle immédiat, mais une patiente résilience qui force le respect. Pendant les 45 premières minutes, les visiteurs ont clairement mis la pression : Melvine Malard, par trois fois dans le premier quart d’heure, a failli ouvrir le score à plusieurs reprises. Malgré quelques parades de la gardienne Ena Mahmutovic, la France a égalisé sur la confrontation globale grâce à une percée orchestrée depuis un centre en profondeur de Jayde Riviere. Le duo défensif du Bayern a vacillé et une mauvaise communication a offert un but assez simple à Malard, donnant à Manchester un avantage psychologique. Toutefois, la deuxième mi-temps a tourné à l’avantage des Bavaroises, avec un pressing plus dynamique et des occasions qui se sont multipliées inexorablement.
Le FC Bayern : une mêlée de volonté et de talent vers les demi-finales de la Ligue des champions féminine
Il faut bien reconnaĂ®tre que les Bavaroises ont mis un bon moment Ă trouver leur rythme face Ă des Mancuniennes prĂŞtes Ă tout. Dès le retour des vestiaires, le Bayern a lorgnĂ© le but adverse avec une Ă©nergie renouvelĂ©e, presque Ă©touffant les attaquantes anglaises dans leur propre moitiĂ© de terrain. Linda Dallmann a Ă©tĂ© particulièrement incisive, orchestrant plusieurs montĂ©es dangereuses et dĂ©calant parfaitement Giulia Gwinn, qui a frĂ´lĂ© le but Ă plusieurs reprises. Leur persistance est enfin rĂ©compensĂ©e Ă l’approche du dernier quart d’heure : GlĂłdĂs Perla ViggĂłsdĂłttir claque un coup de tĂŞte puissant sur corner, marquant un but dĂ©cisif. Puis Dallmann vient sceller la victoire avec une frappe spectaculaire sur le rebond. Mention spĂ©ciale Ă la gardienne amĂ©ricaine Phallon Tullis-Joyce, mise Ă rude Ă©preuve.
Ce succès tient aussi au fait que José Barcala et son staff ont trouvé la bonne formule tactique pour balayer les doutes venus avec la première période peu hors normes. Ce résultat réjouira les supporters bavarois qui rêvent de voir leur équipe perforer durablement dans cette compétition européenne. Surtout, cette qualification intervient alors que l’équipe reste invaincue depuis 25 matches toutes compétitions confondues, avec à peine un match nul contre l’Atlético Madrid pour ternir ce superbe parcours.
Manchester United, la belle surprise freinée par la muraille bavaroise
Pour les Anglaises, toutes nouvelles dans cette arène européenne, cette campagne aura au moins servi à montrer qu’elles sont capables de se battre à armes égales avec les meilleurs. Mais face à l’expérience et à l’habileté tactique du Bayern, leur création d’occasions s’est heurtée à une organisation allemande un peu plus solide au fil du match. L’exemple parfait réside dans le maintien d’un pressing haut des joueuses locales après la pause : malmenées dans la confusion, les Red Devils se sont repliées, attendant patiemment leur heure plutôt que de forcer le sort. Une leçon d’humilité et de maîtrise en match retour, qui sert d’avertissement pour les prochaines échéances.
Le FC Bayern attend désormais son prochain adversaire, issu du duel espagnol entre le FC Barcelone et le Real Madrid. Les Catalanes mènent 6-2 à l’aller, mais chaque match est une autre histoire en Ligue des champions féminine. Avant cette rencontre européenne, Bayern devra néanmoins passer un dernier obstacle national contre le SGS Essen en demi-finale de la DFB-Pokal.